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Grades Ufa : Annexes 2 Et 3


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55 réponses à ce sujet

#51 personne

personne

    L'Exception

Posté 20 juin 2017 - 09:11

Comme en l'occurrence l'examinateur n'a pas jugé bon de préciser selon quels critères il jugeait les prestations insuffisantes, il est tentant d'en conclure qu'il a jugé l'ensemble globalement insatisfaisant, sans qualité rédemptrice ou défaut principal à signaler. C'est donc l'ensemble qui est à revoir, ce qui confirme l'impression que le dojo tout entier doit de toute urgence se réformer dans son ensemble.

Il ne faut pas surréagir non plus. Je comprends ton désarroi, j'ai des amis qui ont plusieurs fois été dans le même cas et effectivement, tous les membres du jury ne sont pas au même niveau.
On a là une dimension subjective importante, qui est heureusement atténuée de nos jours par l'augmentation du nombre de juges (4 au 3ème et 4ème dan).

Le fait de ne pas pouvoir fournir au candidat une explication clairement argumentée en référence aux critères est une faute à mon sens, et le candidat était en droit d'insister pour mieux comprendre. A titre d'exemple, je suis toujours allé voir les membres du jury après tous mes passages de grade pour avoir leurs retours (même si j'avais mon grade), et ce en présence de mon prof qui souhaitait écouter ces retours (et juste écouter, pas critiquer).

Comme je te l'ai dit, ce sentiment d'incompréhension, nous le connaissons d'expérience en tant que groupe minoritaire. Les retours du type "même pas les fondamentaux", certains de nos candidats les ont entendu et n'y sont jamais retourné. Mais il est possible de surmonter cela. La confrontation à des points de vue différents apporte toujours une valeur ajoutée, pour autant qu'on arrive à comprendre l'autre, ce qui n'est pas toujours aisé.



#52 Mauguen

Mauguen

Posté 20 juin 2017 - 10:45

Hors fédération, tu prends une assurance, monte ton association et tu enseignes l'aïkido même si t'en a jamais fait. Juste que officiellement, tu ne peux te prévaloir de Dan d'aïkido que s'ils sont fédéraux (dans la pratique j'ai pas connaissance d'actions contre des pratiquants sur ce sujet mais je ne connais pas tout)

Sur la question du BF, c'est en effet juste une formation pédagogique qui n'est pas obligatoire (mais intéressante). Dans le cadre d'un club fédéral, un assistant n'a pas besoin d'un diplôme pour enseigner. Mais évidemment c'est mieux avec un BF ne serait ce que pour la pédagogie.

Après sur l'ouverture d'une section appartenant à une des 2 fédérations je suppose que la ligue va demander un diplôme à minima BF et un grade fédéral. Donc par le fait les profs ont généralement un diplôme mais au niveau réglementaires je ne suis pas sur que les fédérations dans le cadre bénévole peuvent imposer d'avoir diplôme d'enseignement.

Mais la on est hors sujet sur la discussion. Si tu veux creuser ce sujet faut peut être en ouvrir une nouvelle.

#53 mdazy

mdazy

    Ami des gens

Posté 20 juin 2017 - 13:10

Sur la question du BF, c'est en effet juste une formation pédagogique qui n'est pas obligatoire (mais intéressante). Dans le cadre d'un club fédéral, un assistant n'a pas besoin d'un diplôme pour enseigner. Mais évidemment c'est mieux avec un BF ne serait ce que pour la pédagogie.

Après sur l'ouverture d'une section appartenant à une des 2 fédérations je suppose que la ligue va demander un diplôme à minima BF et un grade fédéral. Donc par le fait les profs ont généralement un diplôme mais au niveau réglementaires je ne suis pas sur que les fédérations dans le cadre bénévole peuvent imposer d'avoir diplôme d'enseignement.

Reglementairement, les federations peuvent faire ce qu'elles veulent dans leur reglement interieur, que les presidents de club ou responsables de section s'engagent a respecter a partir du moment ou ils affilient leur dojo.

Dans le cadre federal, un assistant sans diplome n'est pas cense enseigner seul : le cours doit au minimum etre supervise par un enseignant titulaire d'un diplome federal (BF, BIFA, AFPE) ou d'etat (BE, DEJEPS, CQP), sinon pas de couverture par l'assurance federale = gros risques pour les responsables en cas d'accident grave.

C'est totalement independant de l'eventuelle remuneration des intervenants.
"Sans déconner, elle est pas belle, la vie ?" (moi)

#54 Mauguen

Mauguen

Posté 20 juin 2017 - 13:24

Merci pour les précisions. Donc pour être carré avec les fédérations, il faut au moins un diplôme par enseignant. Sinon prendre une assurance complémentaire.

#55 niot

niot
  • VilleParis

Posté 20 juin 2017 - 14:40

Dans le cadre federal, un assistant sans diplome n'est pas cense enseigner seul : le cours doit au minimum etre supervise par un enseignant titulaire d'un diplome federal (BF, BIFA, AFPE) ou d'etat (BE, DEJEPS, CQP), sinon pas de couverture par l'assurance federale = gros risques pour les responsables en cas d'accident grave.

 

Merci mdazy, c'est bien ce qu'il m'avait semblé. Et selon l'un de mes sensei, les risques importants dont tu parles (en particulier juridiques) sont présents même sous couvert d'une assurance tierce.

 

Donc dans un club d'une certaine taille, affilié, pour lequel la sortie de la fédé n'est pas à l'ordre du jour, le BF (a minima) et par conséquent le passage de grades UFA pour les futurs assistants (au sens enseignants bénévoles autonomes non fondateurs du dojo) sont un passage obligé.

 

Comme de plus nombre d'institutions ou d'interlocuteurs (services sportifs universitaires, MJC, assos, mairies, etc.) sont fortement susceptibles d'exiger un certain niveau de grade "reconnu par l'état" et un diplôme d'enseignant pour autoriser l'ouverture d'une section, refuser le système fédéral n'est pas vraiment une option. Ce n'est pas un problème en soi, mais ça rend les questions d'ouverture à la diversité et d'équité des procédures encore plus cruciales.

 

Je suis aussi enseignant "dans le civil", je sais bien que concevoir un système d'évaluation équitable et juste est un problème difficile, surtout quand le public (et le panel de juges !) est hétérogène. Je suis également certain que la grande majorité des examinateurs de grades UFA sont motivés, de bonne foi et consciencieux. Ce qui me semble ne pas convenir du tout c'est le système actuel (et peut-être quelques personnes... mais ça on n'y peut pas grand-chose).


Modifié par niot, 20 juin 2017 - 14:41.


#56 mdazy

mdazy

    Ami des gens

Posté 20 juin 2017 - 16:02

Merci mdazy, c'est bien ce qu'il m'avait semblé. Et selon l'un de mes sensei, les risques importants dont tu parles (en particulier juridiques) sont présents même sous couvert d'une assurance tierce.

C'est un peu le souci en general avec les assurances : tout va bien jusqu'au jour ou tu as un souci et ou tu essaies de les faire jouer et ou l'assurance va t'expliquer pourquoi en fait t'es pas couvert...
 

Donc dans un club d'une certaine taille, affilié, pour lequel la sortie de la fédé n'est pas à l'ordre du jour, le BF (a minima) et par conséquent le passage de grades UFA pour les futurs assistants (au sens enseignants bénévoles autonomes non fondateurs du dojo) sont un passage obligé.

En meme temps, quand tu es dans un dojo affilie et pas mecontent de l'etre, passer les grades UFA fait un peu partie du cursus normal aussi...
 

Comme de plus nombre d'institutions ou d'interlocuteurs (services sportifs universitaires, MJC, assos, mairies, etc.) sont fortement susceptibles d'exiger un certain niveau de grade "reconnu par l'état" et un diplôme d'enseignant pour autoriser l'ouverture d'une section, refuser le système fédéral n'est pas vraiment une option. Ce n'est pas un problème en soi, mais ça rend les questions d'ouverture à la diversité et d'équité des procédures encore plus cruciales.

Les contre-exemples abondent, aussi bien en cadre federal que hors federation. Quand on a ouvert notre section il y a 4 ans, j'ai juste signale qu'on avait les diplomes qui vont bien et on les a affiches au dojo mais personne au service des sports n'est venu nous les reclamer.
 

Je suis aussi enseignant "dans le civil", je sais bien que concevoir un système d'évaluation équitable et juste est un problème difficile, surtout quand le public (et le panel de juges !) est hétérogène. Je suis également certain que la grande majorité des examinateurs de grades UFA sont motivés, de bonne foi et consciencieux. Ce qui me semble ne pas convenir du tout c'est le système actuel (et peut-être quelques personnes... mais ça on n'y peut pas grand-chose).

Le systeme est ce qu'il est et a mon avis, on peut difficilement en esperer mieux. Ce qui pose probleme, fondamentalement, c'est l'encadrement de la pratique sportive par l'Etat et le Code du Sport qui pousse a une espece de normalisation des procedures d'examen qui ne peut que niveler par le bas. Mais les autres systemes ont aussi leurs chausse-trappes...

Apres, c'est suivant les endroits, les periodes, les indidivus et la bonne volonte des uns et des autres. Par chez moi la tendance actuelle semble etre la bonne entente entre les deux fedes et eviter de partir au clash des que ca coince fort sur un candidat (ce qui est arrive encore l'an dernier). Au final ca aboutit a beaucoup de mansuetude : aux dernieres sessions samedi dernier et le dimanche d'avant on a eu 24 recus sur 25 au sandan, 14 sur 16 au nidan et 31 sur 32 au shodan... On peut le deplorer mais quand un juge se retrouve dans une situation de blocage a devoir choisir entre passer tout le monde pour pouvoir faire admettre X, qu'il veut voir admis (et que la fede d'en face refuse d'admettre si on n'admet pas Y), ou recaler tout le monde pour que Y ne soit pas admis, aucun des deux choix n'est bon et je n'aimerais pas etre a sa place...

Modifié par mdazy, 20 juin 2017 - 16:09.

"Sans déconner, elle est pas belle, la vie ?" (moi)




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